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CRISES D'ANGOISSE : comprendre le mécanisme pour mieux les apaiser

Quand le cerveau panique sans raison apparente… et comment en sortir.

Magazine n°5- "Santé Mentale CPAS" - Juillet 2025


Palpitations, souffle court, sensation d’étouffement, impression de devenir fou ou de mourir…


La crise d’angoisse — ou attaque de panique — est une expérience intense, brutale et effrayante. Bien qu’elle soit sans danger vital, elle laisse souvent un sentiment de vulnérabilité, voire une peur permanente d’en revivre une autre (angoisse anticipatoire).



Ce qui se passe dans le cerveau


Lors d’une crise, ton cerveau déclenche une alarme de survie inappropriée, souvent à partir d’un signal mal interprété (battement du cœur, pensée négative, tension musculaire). L’amygdale s’active, envoie un message d’urgence à l’hypothalamus, qui déclenche la libération de cortisol et d’adrénaline.

Ton système nerveux autonome passe alors en mode survie, avec des réactions physiques intenses : accélération du rythme cardiaque, respiration rapide, tremblements, vertiges…

Mais contrairement à un vrai danger, ici, il n’y a pas de menace réelle. Le cerveau réagit à une peur de la peur.



Les TCC : désamorcer l’engrenage


Les TCC proposent une approche très structurée et efficace pour :

  • Comprendre les déclencheurs (internes ou externes) de la crise

  • Apprendre à reconnaître les pensées catastrophiques qui l’alimentent

  • S’entraîner à des techniques de respiration lente, de pleine conscience ou de cohérence cardiaque pour apaiser rapidement le système nerveux

  • Mettre en place une exposition douce et encadrée, pour ne plus fuir certaines situations


Avec un travail progressif, tu peux réduire la fréquence et l’intensité des crises, et surtout retrouver la confiance dans ton corps.


Bon à savoir :

  • Une crise de panique ne dure jamais plus de 20 minutes, même si elle semble interminable

  • Il est impossible de “devenir fou” pendant une crise

  • Le cerveau peut désapprendre la panique avec un accompagnement adapté



“Comprendre, c’est déjà commencer à reprendre le pouvoir sur la peur.”

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