TDAH : un cerveau en mouvement permanent
- cabinetcpas

- 31 août 2025
- 2 min de lecture
Magazine n°7 - "Santé Mentale CPAS" - Septembre 2025
Comprendre le TDAH
Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble neurodéveloppemental reconnu par le DSM-5. Il se manifeste dès l’enfance et peut persister à l’âge adulte. Il n’est pas lié à un manque de volonté ou à une mauvaise éducation : il résulte d’un fonctionnement particulier du cerveau.
Ce qui se passe dans le cerveau
Le TDAH est associé à un déséquilibre des neurotransmetteurs (dopamine et noradrénaline) dans certaines régions du cerveau :
Cortex préfrontal : difficulté à maintenir l’attention, à organiser les tâches, à planifier
Système limbique : régulation émotionnelle plus difficile
Réseaux de la récompense : recherche de stimulation immédiate
Résultat : un cerveau qui a besoin de “plus” pour rester motivé, concentré et apaisé.
Les manifestations du TDAH
Le TDAH ne se présente pas de la même façon chez chacun, mais on retrouve trois grands profils :
Inattentif : difficultés à se concentrer, tendance à l’oubli, distraction rapide
Hyperactif/impulsif : agitation, besoin constant de bouger, difficulté à attendre son tour
Combiné : mélange des deux
Chez l’adulte, il se traduit souvent par :
Un sentiment de débordement permanent
Des difficultés à organiser la vie quotidienne
Une tendance à la procrastination
Une grande sensibilité émotionnelle
Les impacts possibles sur la santé mentale
Non reconnu ou non accompagné, le TDAH peut entraîner :
Estime de soi fragilisée (“je suis nul, je n’y arrive pas”)
Anxiété et dépression secondaires
Addictions (tabac, alcool, écrans) comme stratégies d’autorégulation
Conflits dans la sphère scolaire, professionnelle ou relationnelle
Les solutions et accompagnements possibles
Le TDAH ne se “guérit” pas, mais il peut être largement compensé par des stratégies adaptées.
TCC (Thérapies cognitivo-comportementales) : pour travailler sur l’organisation, la gestion des émotions, la restructuration cognitive
Psychoéducation : comprendre le trouble pour mieux l’apprivoiser
Coaching en neurosciences : mise en place de routines adaptées et outils de concentration
Activité physique : libère de la dopamine et aide à canaliser l’énergie
Parfois, traitement médicamenteux (sous suivi médical)
Le plus important : adapter l’environnement (famille, école, travail) plutôt que de forcer la personne à “rentrer dans le moule”.
Conclusion
Le TDAH n’est pas un signe de faiblesse ou de paresse : c’est un mode de fonctionnement cérébral différent. Avec un accompagnement adapté, les personnes concernées peuvent transformer leurs difficultés en atouts : créativité, énergie, pensée originale, capacité à rebondir.
" LE TDAH n'est pas un frein, c'est un autre chemin."















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